
Chacun des trois textes qui suivent a été volontairement truffé de fautes : orthographe d'usage, accords, homophones, ponctuation, concordance. Relevez chaque faute et récrivez le texte correctement.
Conseil de méthode : lisez d'abord le texte en entier pour le comprendre, puis relisez-le une seconde fois verbe par verbe, en cherchant le sujet de chacun, et une troisième fois en vous arrêtant sur chaque participe passé pour lui chercher un complément d'objet direct.
Texte 1 — Jeanne (d'après Guy de Maupassant)
Puis en rôdant par tous les coins de cette demeure qu'elle allait abandonner, Jeanne monta, dans le grenier. Elle demeura saisie d'étonnement, c'était un foullit d'objets de toute nature les uns brisés, les autres sali seulement, les autre montés là on ne sait pourquoi, parce qu'ils ne plaisaient plus, parce qu'ils avaient été remplacés. Elle apercevait milles bibelots communs jadit et disparus tout a coup sans quelle, y eût songée, des riens qu'elle avait maniés, ces vieux petits objets insignifiants qui avaient traîné quinze ans à côté d'elle, qu'elle avait vue chaque jour sans les remarquer et qui, retouvés là dans ce grenier, prenait une importance soudaine de témoins oubliés, d'amis retrouvés.
Texte 2 — L'infusion du tilleul (d'après Marcel Proust)
Si ma tante se sentait agité, elle demandait sa tisane et c'était moi qui étais chargé de faire tomber du sac de pharmacie dans une assiette la quantité de tiyeul qu'il fallait mettre ensuite dans l'eau boullante. Le déssèchement des tiges les avait incurvée en un capricieux treillage. Les feuillages ayant perdus ou changés leur aspects avaient l'air des choses les plus disparâtres, d'une aille transparente de mouche, de l'envert blanc d'une étiquette, d'un pétale de rose, mais qui eussent été empilés, concassées ou tressées comme dans la confection d'un nid.
Texte 3 — Le mendiant
La rue était mentenant déserte et silensieuse les lempadaire s'étaient allumés depuis un instant seulement. Le ciel demeurrait rougeâtre à l'horizon. Un mendiant, assit dos au mur d'un immeuble sombre et vétuste, s'étira et bâilla. Il tira à lui la petite cuvette et compta les pièces de monaie qui s'y trouvaient ; puis il foura sa main-dans une poche de son boubou qui avait due être blanc, en sortit d'autres pièces de monaie qu'il compta aussi avant de tout mettre dans un muniscule sac de toile. Elle lui en donnait tous les matins en resortant du marché. Puis elle lui tendai une pièce ; il la prenait et elle s'en allait.