Consigne : recopiez le texte suivant sur votre feuille de composition après avoir corrigé les fautes qu’il contient. Ne modifiez ni la ponctuation d’origine ni l’ordre des phrases : seules les fautes d’orthographe, d’accord et de conjugaison sont à reprendre.
La rue était maintenant déserte et silencieuse, les lampadaires s’étaient allumés depuis un instant seulement. Le ciel demeurait rougeâtre à l’horizon. Un imperceptible souffle de vent passa. Un chat noir aussi.
Un mendiant, assis dos au mur d’un immeuble sombre et vétuste, s’étira et bailla. D’un regard circulaire, il embrassa la rue étroite et maintenant calme du marché. Il tira à lui la petite cuvette de bois et compta les pièces de monnaies qui s’y trouvaient ; puis il fourra sa main dans une poche de son boubou qui avait dû être blanc, et en sortis d’autres pièces de monnaie qu’il compta aussi avant de tout mettre dans un minuscule sa de toile. Il resta ainsi un moment, pensif. Il sortit d’une autre poche une pièce de monnaie et la contempla un long moment ; c’était une pièce que lui avait donnée la dame au foulard et elle lui en donnait tous les matins en ressortant du marché, et c’était son seul bon moment de la journée. Quand il la voyait surgir d’entre les rangées d’étalages puis traversent la ruelle et s’avancer de démarche calme et régulière, quelque peu nonchalante, avec son éternel foulard blanc noué autour du cou, il était heureux. Arrivée devant lui, elle s’arrêtait et le regardait ; lui aussi la regardait. Puis elle lui tendait une pièce ; il la prenait et elle s’en allait.
Tous les matins, il guettait sa venue. Tous les matins, sauf le Dimanche, elle ne venait jamais le Dimanche ; c’est pour cela que le mandant n’aimait pas le dimanche, même si les gens lui donnaient beaucoup plus d’argent ce jour-là.
Boubakar Diallo