
Consigne : le texte ci-dessous recèle des formes fautives. Recopiez-le en le soumettant à l’exigence de la mise au net — c’est-à-dire en corrigeant toutes les fautes d’orthographe, d’accord et de conjugaison, sans rien changer d’autre.
Le premier mois et en général le début de ma vie de prisonnier se présentent vivement à mon imagination, tandis que les années suivantes ne m’ont laissées qu’un souvenir confus. Certaines mêmes se sont fondues, effacées, et je n’en ai gardées qu’une impression unique de lourdeur, d’uniformité, d’étouffement. […]
En pénétrent au bagne ma première impression fut surtout de l’horreur, et cependant – chose étrange ! – la vie me parus beaucoup plus facile que je ne me l’étais imaginée durant mon voyage. Bien qu’ils eussent les fers aux pieds, les détenus circulaient librement, juraient, chantaient, travaillaient pour leur compte, fumaient la pipe ; d’aucuns même (en très petit nombre) buvait de l’eau-de-vie et, la nuit, certains jouaient aux cartes. Quant à la corvée, elle me parut beaucoup moins pénible, beaucoup moins « travaux forcés » qu’on ne le penserait ; je ne compris qu’assez longtemps après le véritable caractère de ses travaux, moins pénibles par leur dureté et leur continuité que par le fait d’être imposé, obligatoires, de ce faire sous le bâton.
Dostoïevski, Souvenirs de la maison des morts