
Consigne : le texte ci-dessous recèle des formes fautives. Recopiez-le en le soumettant à l’exigence de la mise au net — c’est-à-dire en corrigeant toutes les fautes d’orthographe, d’accord et de conjugaison, sans rien changer d’autre.
Bamba allait d’un quartier à l’autre, précéder de Togoroko, l’idiot du village qui, pour la circonstance, avait revêtut ses étranges accoutrements : son pantalon bouffant rouge balayait le sol, et sur son bonnet noir orné de miroirs et de cauris, il avait cousu une tête d’antilope qui se balançait aux mouvements de sa tête. Dans le dos, sur une tunique ocre, il portait pêle-mêle, des griffes de panthères, de lion, des dents de phacochère.
Bamba frappait sur son tam-tam a le crevé. Togoroko se raidissait, l’œil aux aguet comme s’il s’attendait à un croc-en-jambe malicieux. Les enfants et les femmes l’exhortait en claquant des mains. Il s’élançait, tout muscle contractés, tournait sur lui-même entre ciel et terre, retombait sur les mains, imitait la démarche d’un singe, la bouche étirée en une moue dédaigneuse. Rivée au sol, il attendait comme un lutteur qui cherche la meilleure ruse pour se défaire d’un adversaire. Et quand le tam-tam ce faisait plus pressant, il tournait sur lui-même, la tête la première.
Massan M. Diabaté, Le Coiffeur de Kouta