
Il vous est demandé de recopier le texte suivant sur votre feuille de composition après avoir corrigé les fautes qui y sont contenues.
Lorsque je quittais ce pays, j'étais déjà un homme. Si j'avais été un enfant, les blancs ne m'auraient pas appelé. En partant pour la guerre j'avais laissé une femme enceinte. Pendant toute la guerre de Libye, je ne pensais pas aux femmes, Après notre victoire mon bataillon fut dirigé sur Alger. Nous avions une permission de vingt jours. J'avais tout mon argent. Je pouvais commettre le péché du sixième commandement, la mort était loin. J'avais des blancs comme camarades, de vrais blancs, ceux-là. Ils me disaient : « Camarat' pour moi, toi viens avec nous, li femmes noires ? » Ils me répondaient : « femmes blanches, madame blanches. » Je pensais que les blanches et les Noirs ne pouvaient dormir ensemble. Ça ne s'était jamais fait ici. Mais quand mes amis blancs me racontèrent que les Sarahs avaient déjà des bonnes amies blanches, je résolus de suivre mes amis blancs. Ils me conduisirent aux bordelles. C'est une grande maison pleine de femmes. Depuis que je suis né, je n'avais jamais vu ça. Il y en avait de .toutes les couleurs, de toutes les grosseurs de tous les âges. Les unes avaient les cheveux qui étaient comme la barbe de maïs, d'autres avaient les cheveux qui étaient ou plus moins que du coltard ou plus rouges que la latérite de nos cases.
Ferdinand Oyono
Corrigez la ponctuation et le nom propre du début : « Pendant toute la guerre de Libye, je ne pensais pas aux femmes, Après notre victoire mon bataillon fut dirigé sur Alger. »
Corrigez les accords et le vocabulaire du dialogue : « madame blanches », « les blanches et les Noirs », « les Sarahs », « aux bordelles ».
Corrigez la fin du texte : « Il y en avait de .toutes les couleurs… d'autres avaient les cheveux qui étaient ou plus moins que du coltard ou plus rouges que la latérite. »
Recopiez le texte entièrement corrigé.