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Une agitation frénettique et tulmutueuse saisie le village des cinq heures du matin. Déjà à la grande place se remplie d’un monde diverse et biggaré. De tous les coins des quartiers, jeune et vieux le pagne telle une tauge romaine déhambulaient vers l’arbre a palabre, les tabourets et chaise à la main.
Chacun comme on peut le constater, était porteur de son siège pour s’asseoir selon les affinitées qui unissaient les uns aux autres. La petite fraîcheure qu’instalait le léger vent du matin fesait greloter quelques enfants au ventre rebondit, blottit contre les patrents. Les tisserands par leur gazouillis un certain commençaient tidimement à sortir de la torpeure de la nuit. Les plus ardies volettaient déjà inconsidérément. Botounzué était enfin reveillé et le fulgurant éclat des rayons du soleil témoignaient de ceux que le jour avait définitivement trionfé de la nuit.
Paul Akoto Yao, L’envol des tisserins.