Le style direct, le style indirect et le style indirect libre
Lycée · Grammaire · par Technique Support
Tout récit, roman autobiographique, nouvelle… dépend d'un acte d'énonciation produit par un locuteur. Ce locuteur est toujours le narrateur de l'histoire racontée. Toutefois, on constatera que ces récits, notamment depuis le XVIIe siècle, sont rarement dépourvus d'interventions d'autres actes de paroles, soit par des dialogues, des monologues…
Dans ce cas, le narrateur dit « locuteur primaire » relate un acte d'énonciation d'un autre locuteur dit « locuteur secondaire ». Le discours rapporté met en place un minimum de deux situations d'énonciations différentes, imbriquées l'une dans l'autre.
Ce procédé possède une grande pérennité dans le roman, et il est intéressant de constater l'importance qu'on lui accorde selon les périodes littéraires. Ainsi, La Fontaine au XVIIe siècle utilise souvent le discours rapporté, mais c'est à partir de Madame de Scudéry, puis avec Diderot qu'il va être théorisé. Le réalisme l'utilisera beaucoup, mais pas autant que le naturalisme, et l'on estime que pas moins de 35 % de l'œuvre de Zola sont du discours rapporté.
Les différents types de discours rapportés
1) Le discours direct
Le discours direct donne l'illusion de l'objectivité, et permet de relayer l'information en toute neutralité. C'est apparemment la forme la plus littérale de la reproduction de la parole d'autrui. Toutefois le rapporteur peut influencer le discours, notamment avec des éléments tels que les verbes de paroles. Les éléments typographiques sont :
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